Ratanakiri

Publié le par Rico

Après le Mondulkiri, on se retrouve dans le Ratanakiri. Le climat est plus sec, la deforestation presente partout dans la region sera bientôt stoppée par le manque d'arbres. Pour l'instant il y a encore du fric à se faire. Pour la suite, on verra bien...

 

Il est de coutume de se baigner pendant les fêtes du nouvel an khmer. Ici les gens se baignent tout habillés. Je me baignent avec des bonzes et des gosses.  L'eau est claire, plutôt bonne, ça fait du bien de nager un peu dans ce pays poussiereux.


 

Ayant mangé un truc pas trop frais, je suis complètement HS. Le reste de la journée se passe entre le lit et les chiottes.

 

 

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On traverse des villages Kroeungs. L'originalité de ces villages est que les parents construisent de petites cabanes pour que dorment leur enfants, qui ont atteint quinze ans, en attendant qu'ils se marient. L'âge de mariage étant, ici, entre 14 et 16 ans. Les maisons pour fille ou pour garçon sont différentes. Très hautes et arrondies pour les garcons et plus basses et carrées pour les filles. On découvre comment les villageois préparent l'alcool de riz avec leur alambic fait maison.


 

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On traverse un fleuve dans une embarcation aussi étroite qu'instable, avant d'arriver dans un village chinois.  Certaines personnes traversent le fleuve à la nage. Si j'avais trouvé quelqu'un de motivé je me serais bien laissé tenté... Enfin ça c'était avant de savoir qu'il y a des poissons à moitié carnivore dans le fleuve (à la fin de notre rando, on a rencontre un groupe de Francais dont le guide s'est fais croqué un bout de bras !).

 

On marche deux heures sous le cagnard. Il y a très peu d'arbre encore debout, pas d'ombre, il fait chaud, très chaud. On voit beaucoup de terres qui  brulent. Le spectacle est triste, désastreux pour la faune et la flore, et désastreux à moyen terme pour les villageois. La deforestation à plusieurs causes. Tout d'abord  tout le monde s'arrache ces terres parfaites pour les plantations d'hévéas et de noix de cajou. Chinois, Vietnamiens et Cambodgiens achètent aux villageois les parcelles pour des prix dérisoires. Ensuite il est dans la tradition d'effectuer les brulis. Enfin, les trafiquants de bois et les cueilleurs de gomme préfèrent bruler les alentours des pistes que de se galérer à traverser la jungle à moto.


 

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On s'arrête au village Lao d'Itu. Ici, chiens, poules et cochons mangent dans la même gamelle. Les jeunes rechargent leur téléphone portable avec la batterie de leur scooter. Les enfants confectionnent des jouets avec de la boue séchée pechee au fond du puit. Je decouvre un nouveau modèle de voiture. Cette fois-ci confectionnée dans un bidon d'huile. Je me ballade dans le village (où je croise pas mal de femmes les seins à l'air et me fais payer des verres d'alcool de riz au gouter), pendant ce temps la, Lilia s'éclate avec les petits et son appareil photo (toutes les photos des gosses sont des photos de Lili).

On installe nos hamaks de l'armée américaine (enfin une bonne imitation qu'on trouve sur tous les marchés) prêt du lit des cochons. A la nuit tombée on fait la connaissance avec un scorpion qui nous rappelle de secouer nos chaussures avant de les remettre. saron, notre guide, veut nous faire picoler de l'alcool de riz. Avec mon bide à l'envers pour moi ce sera niet, je m'endors comme un bébé. 


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Le matin, on prépare du thé avec l'eau bien terreuse du puit et on repart à l'aventure.

On traverse des rivière asséchée, de la savane, des terres qui brulent, qui ont brulé et qui bruleront. Par moment, on est vraiment dans la jungle. Quand on voit ce qu'ils ont fait de la jungle, c'est vraiment pitoyable. Sur le chemin, on croise des traces d'ours, des plumes multicolores, des libellules bleues, vertes, rouges mais surtout des hornbill, oiseaux superbes, préhistoriques, avec un espèce de bec sur la tête, où  plutôt sous le bec...enfin un truc de dingue !


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Après quatre heures de marche, on arrive prêt de la cascade où l'on doit dormir. En fait de cascade, il n'y a en fait qu'une mare d'eau stagnante habitée par des tétards et quelques poissons. On y squatte toute l'après midi enfermés dans les hamaks à bouquiner, la moustiquaire bien fermée pour nous éviter le contact des nombreuses mouches du coin. On se lave dans l'eau des tétards, celle qui stagne et qu'on boit.

 

 

Le soir, les guides préparent la popotte dans du bambou (super bon), avant le rituel de l'alcool de riz. Ce soir, on dort dans la jungle et vu le bruit qui y règne, un peu d'alcool de riz ne pourra qu'améliorer le sommeil... A part les ours, il y a des tigres, des rats, des chats-leopard , des cochons sauvages qui se balladent dans cette jungle, ce qui n'est pas fait pour rassurer Lilia, surtout quand le feu s'éteint.


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Publié dans Cambodge

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