Camotes

Publié le par Rico

Après la folie de Boracay, on part à  destination des îles Camotes, un endroit très peu visité par les touristes, qui respire bon l'authenticité philippine.

 

Dès notre arrivée à l'hôtel, on est accueilli par des anciens du village, complètement bourés. On reste un peu discutailler avec eux mais c'est vraiment difficile de comprendre ce qu'ils veulent nous dire...en gros : "c'est où la France ?", "ici on aime tout le monde, espagnols et américains compris", et "tu veux une autre bière ?".

 

Sur la plage, il y a un bar karaoke, on part y dénicher quelque chose à manger : ce soir ce sera calamars et riz accompagnés de légumes en boîte. On mange en écoutant les diverses prestations des chanteurs. Ils utilisent une "machine karaoke"... Il suffit de choisir une chanson parmi un catalogue plus que fourni, ensuite la télé affiche un clip avec des nanas à moitié à poil, et avec, entre les tétés, les paroles des chansons. Le chanteur n'a qu'à suivre les paroles et, à la fin, il est noté par la machine !

 

Je finis la soirée avec Orlando et les jeunes du barangay (le village). Ici le rhum ne coute pas très cher (400mL pour 40 pisos, c'est à dire environ 60 centimes d'euros...) et les gens ont une manière plutôt sympa de picoler : ils n'utilisent qu'un seul verre. Quelqu'un rempli le verre de bière, le boit assez vite, ensuite il le re-remplit, et le reboit..euh non ça c'est en Bzh ! Il le re-remplit le fait tourner à la personne suivante, un peu comme un pétard... J'apprends mes premiers mots en visaya, la langue parlée ici et parle pas mal avec Orlando.

 

Orlando bosse à l'aéroport d'Abu Dabi. Quand il retourne à Camotes avec tout ses sous, il fait profiter à toute sa famille, ce qui veut dire parents, enfants, frères, soeurs, cousins, oncles, copains, en gros tout le barangay (c'est souvent le cas dans l'organisation des villages) ! Ici les gens sont pauvres, il n'y a pas beaucoup de travaill, ils cultivent et pêchent juste pour leur propre consommation. Du coup dans les magasins, c'est pas gagné de trouver à manger...(on y reviendra plus tard !).

 

A Camotes, à part dans les quelques hôtels,  il n'y a pas de restaurants (ou très peu, 3 pour 70000 habitants), les gens circulent essentiellement à moto, l'électricité fonctionne de 4h de l'après midi à minuit, du coup pas d'eau courante (heureusement les gens ont des réservoirs), mais surtout pas de frigos (et là pour les habitants c'est plus galère...). Pour trouver une bière fraiche en plein après midi.....c'est chaud !

 

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Ce matin, une moto nous attend devant l'hôtel. Le temps de faire le plein et c'est parti pour la visite de l'île. Ici de nombreuses personne vendent de l'essence au bord de la route. On achète le litre dans un bouteille de Coca Cola !

 

Notre moto est équipé d'un porte bonheur, encore une fois Dieu est avec nous...heureusement car sur l'île, trouver un casque est impossible...Circuler sur l'île est vraiment sympa. Les villages sont propres, les cases, même les plus simples, ont de beaux jardins. Les gens nous disent tous bonjour, et les écoliers, très nombreux sur les routes, sont tous contents de voir des touristes. A Camotes, en une journée, on fait le plein de sourires pour la vie !

 

On passe à San Francisco, la plus grande ville de l'île pour acheter à manger et un couteau car on a oublié le notre à l'hôtel. Et trouver un couteau ici ce n'est pas gagné... Au restaurant quand on vous met le couvert, il y a une assiette, une fourchette, une grande cuillère, mais pas de couteau, jamais ! Alors trouver un couteau à Camotes, ce n'est pas chose facile : on s'en tire avec un couteau de cuisine, pratique pour le ranger dans mon petit sac à dos !

 

On se rend ensuite sur l'île de Tulang, un endroit idéal pour rencontrer des requins renard. De loin l'île est vraiment paradisiaque avec son eau crystaline, son sable blanc, ses cocotiers et ses petites cases de pêcheurs. Sauf que les villageois jettent n'importe où leurs détritus, qui finissent au fond de la mer. En snorkelling, on peut donc retrouver des chaussures, des bouteilles, un cartable, un pneu (il n'y a pourtant pas de véhicule sur l'île ???)... Il est même possible, en faisant le tour de l'île à la nage, de reconstituer un jeu de cartes ! Le centre de l'île est sympa avec ses cases typiques et ses ruelles étroites en sable. En s'enfonçant un peu, on découvre des cases ici et là. Chaque petite parcelle est cultivée jusqu'au moindre recoin.

 

On se pose dans un coin de la plage avant de s'apercevoir, sous les rires des gosses, que l'endroit sert de toilettes au voisinage... Après une petite baignade, on repart sur l'île principale à la recherche d'un déjeuner.

 

On se galère à trouver l'un des seuls resto de l'île, situé sur les berges d'un lac, avant d'apprendre qu'il ne sert pas à manger à cause des problèmes d'électricité. Dans les différents barangay qu'on traverse, pas plus de nourriture. Les épiceries se contentent de vendre des cacahuètes et des chips... La seule chose qu'on arrive à trouver c'est un desert au tapioca et aux fruits : j'en prends deux !

 

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Aujourd'hui, on commence la journée chez Nena (qui me recoue le fond de culotte), avec pain et riz coco avant d'enfourcher la moto. Sur la route, je m'arrete chez l'officier en charge de la santé (le docteur), pour une merde que je traine depuis la jungle...je crois que j'ai une épine qui traine quelque part (j'ai beau chercher je trouve rien, c'est comme chercher un bouchon dans une cave à vin !), mais personne ne veut me scalper....je m'en sort avec quelques medocs et sans rien payer !

 

On part ensuite à la recherche du Boho Rock Resort. L'endroit est très mal indiqué. On demande notre chemin mais c'est difficile de se faire comprendre. Contrairement à l'Amérique Centrale, où les gens préfèrent vous indiquer une mauvaise route plutôt que d'avouer qu'ils ne peuvent pas vous aider, ici les gens, quand ils ne comprennent pas ou ne savent pas : ils rigolent ou s'enfuient !!! Ca fait un peu bizarre les premières fois...

 

Boho Rock Resort est un site apprécié des gens du coin qui y viennent pique niquer, boire un coup ou juste se baigner et utiliser les plongeoirs et autres tobogans.Le coin est super pour le snorkelling, il y a plein de spaguettis (anémones) avec des poissons clown. Il ya même, sur une petite anémone, la famille au complet, papa, maman et Némo ! Ces poissons sont super curieux, et, quand on approche la main, ils viennent à notre rencontre. Il y a aussi beaucoup de grosses étoiles de mer et des hawkfish.

 

Pendant que Lilia s'éclate dans l'eau, je joue avec des gosses et essaie, sans résultat à leur apprendre à siffler avec les doigts. On reste là un bon moment avant d'aller chercher à manger.

 

Cette fois-ci, on s'est bien renseigné. On va sur le marché de San Fran, acheter deux beaux poissons : un triggerfish et un poisson perroquet, que quelqu'un nous prépare au petits oignons. C'est notre premier vrai bon repas depuis quelques jours et c'est un régal !

 

Après ce festin, on repart se baigner. Cette fois-ci, ce sont des jeunes qui sortent de l'école qui nous attendent et nous proposent du rhum et du sprite.  Sur la falaise, un des jeunes éclate un serpent de mer qui finit raide comme un bambou...

 

Sur le retour, on regarde des gamins, apprendre une chorégraphie. Quand ils nous voient, ils nous font tous coucou : c'est vraiment une ambiance cool ici !

 

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Le soir je reste un peu avec les gars du coin. On parle des problèmes d'électricité dûs à la corruption des fonctionnaires, de Camotes, du rhum, du karaoke. Un mec me fait la pub des femmes du coin qui savent s'occuper des hommes...et qui savent aussi envoyer de l'argent au barangay....


 


Sur le bateau du retour, avant le départ, j'observe huit gars qui tirent en même temps sur un corde, je me demande ce qu'ils font, jusqu'à ce que le moteur du bateau démarre ! Huit pour allumer le moteur, ça c'est bon !
En chemin, on croise la route de quelques dauphins qui sautent à côté du bateau et de nombreux poissons volant qui passent entre les coques (enfin plutôt les bambous) du bateau.

Arrivés sur terre, on  se fait un petit tour de vélo tricycle avant de monter dans le bus...

 


 

Publié dans Philippines

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F
Coucou Evelyn !
Ca a l'air super cool là-bas, dis-moi ! Tu me raconteras tout ça à Bali, j'y compte bien ! j'y pars dans 3 jours...
A bientôt, et continues à raconter tout comme ça, le voyage n'est pas uniquement ce que l'on voit mais ce que l'on ressent ... à bientôt... Frédérique
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1

salut les guedins! après une semaine dans nos chers pyrénées je reprends vos aventures avec beaucoup de plaisir. gros becots . soaz la green pist addict


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R


SUPAAA GREEEEN !



B

alors les glinsglins, on se la coule douce je vois !
Et les caves de bukilat, c'était pas bien ?!
plus de nouvelles depuis 15jrs, c'est dur de trouver des cyber ? de toute façon tu as ton carnet ...


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R


Cyber il y a mais vu qu'il n'y a pas souvent d'électricité....tu connais Bukilat ?



D

après cette longue lecture, j'y étais vraiment ... mais je regarde autour de moi et je suis bien au grand ny, eh oui, dans notre paradis à nous !
gros bisous et merci pour ce moment de dépaysement dans notre train train quo quo ti ti dien dien !


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R


Y'en a qui aime bien certains articles, moi j'aime bien certains commentaires...pas mal celui-là !!!